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mocharabie |
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En
Orient, et particulièrement en Egypte, on appelle les
"Pièces tournée" moucharabieh (macharabiya). Peut être
ce mot, comme nous le dit May Herz, vient-il de "chariba"
: "boire". Cette dénomination proviendrait des petits
encorbe llements en dehors des façades et qui sont destinés
à recevoir la qolla, récipient poreux qui servait à
rafraîchir l'eau par un système de courant d'air. Si
ce concept tire son origine des "petites baies", il
se peut qu'il ait été employé d'abord pour désigner
la totalité du balcon et ensuite tout travail en bois
tourné et à mailles serrées.
Comment ces moucharabiehs sont-ils venus au Maroc ?
Probablement d'Orient ... La route de la Mecque a permis
tant d'échanges !
L'une des qualités de ces moucharabiehs est qu'une fois
inclus dans l'architecture, ils ont favorisé et ménagé
une douce lumière, de même qu'ils ont permis l'accès
de la brise et enfin facilité les regards vers l'extérieur
sans que l'oeil indiscret du passant ait pu pénétrer.
La balustrade marocaine se distingue encore par quatre
piliers qui marquent les encoign ures(qnat).
Les ouvertures de la maison marocaine étaient orientées
vers l'intérieur et donnaient sur le patio. Il est donc
bien évident que les balustrades sont rarement visibles
à l'extérieur des demeures.
Cela se produit toutefois occasionnellement lorsque
la maison est totalement isolée du monde extérieur par
un grand jardin par exemple , particulièrement pour
les menzehs ou pavillons.
Bien souvent, ces balustrades sont surmontées de la
halqa ou plafond ouvert décoré de frises (izar) ou de
oqban (corbeau). |
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