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A
Fés,
Meknés et Marrakech, il est fréquent
d'entendre affirmer qu'une oeuvre en bois n'est achevée
que lorsqu'elle est peinte.
Le zouaq,
ou peinture sur bois, reste un des caractères
les plus affirmés de l'artisanat architectural
au Maroc.
Les zawwaqa (ou peintres) finissent par acquérir
une dextérité étonnante dans
l'exécution des thèmes géométriques
ou floraux.
Il faut voir les zawwaqa manier les couleurs de leur
arc-en-ciel pour comprendre que l'on est en présence
des descendants des enlumineurs anciens. C'est le
même rite dans la composition, la même
solennité. Papadopoulo ne dit-il pas : "Ce
monde autonome est tout entier coloré et on
peut dire que tous les artistes de la peinture musulmane
sont des coloristes exceptionnels"
Le tachjir est un ornement en forme de plante. La
présence de ce motif est si répandue
qu'on est enclin à y voir l'élément
principal du
zouaq.
Les zawwaqas mettent des semaines, sinon des mois,
pour réaliser chaque oeuvre importante. Ils
travaillent selon leur inspiration du matin au soir
en bons artisans qu'ils sont, chacun dans une position
différente : Il y a ceux qui travaillent debout,
d'autres, plus nombreaux, dessinent assis et ceux
étendus ou accoudées.
Comme les artisans du gebs, les zawwaqa ont leurs
chants corporatifs conservés et transmis de
génération en génération.
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